BORDAGE: le CONTEUR.

Samedi 7 novembre 2009
  • La Dentelle du cygne

Frère Kalkin

Date de parution : 28 janvier 2010
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Série : La Fraternité du Panca
Tome : 3

Illustrateur : Sylvain Demierre

Collection : La Dentelle du cygne

ISBN13 : 9782841724925

Nombre de pages : 448
Prix : 22,00 €
État : à paraître
L’humanité est en danger, et le la Fraternité du Panca entreprend de la sauver en reconstituant une chaîne quinte, ou pancatvique ; le cinquième frère, le bout de la chaîne, mènera le combat final en bénéficiant de l’énergie des quatre autres maillons. Silf, devenu frère Kalkin, troisième maillon de la chaîne quinte, doit gagner le lointain système de Gamma Bagvan situé dans le bras du Sagicar. Une jeune femme, Vilnéa, est lancée à sa poursuite. Sur la planète NeoTierra, où siège le Parlement de l’Organisation des Mondes humains, JiLi, médialiste de renom, doit réaliser sur l’ordre de son supérieur un reportage sur la Fraternité du Panca, cette organisation secrète dont on ne sait pas si elle est légendaire ou réelle. Sur la planète Albad, dans le système de Gamma Bagvan, Klarel Watzer est la fille aînée d’une famille qui vit dans la colonie Mussina. Elle refuse les règles strictes de la colonie et se rend chaque nuit à la frontière du territoire des Froutz, de mystérieuses créatures non humaines. Après le voyage en temps réel d’Ewen, les transferts à pliure quantique d’Ynolde, la course de vitesse avec la menace de plus en plus tangible venue d’un autre monde est engagée et Kalkin doit trouver le moyen d’un transport supraluminique…




Voici pour la bonne nouvelle de cette fin de semaine....
Allez, tous sur le pont,  la nouvelle année nous apportera la suite de "La Fraternité du Panca", et la couverture a l'air pas mal du tout...!!....
gilbord...
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Mardi 13 octobre 2009

Interviewez Pierre Bordage !

Photo archives PO
Vous rêvez de rencontrer Pierre Bordage ? Proposez votre question ! : Photo archives PO
Quelles questions aimeriez-vous poser à Pierre Bordage ? Presse Océan vous propose d'envoyer vos propositions.

La rédaction sélectionnera les huit meilleures questions. Leurs auteurs seront invités à les poser directement à l'écrivain, lors d'une rencontre. Ils recevront chacun un pass pour le festival de science fiction les Utopiales.

Fans de science fiction, curieux de littérature, tentez votre chance ! Pour proposer votre question : jeux@presseocean.fr.

Plus d'infos ici.
Voici donc la dernière nouvelle parue dans "PresseOcéan" aujourd'hui, fans de PIERRE BORDAGE c'est le moment de tenter votre chance pour rencontrer notre conteur, pour ma part je ne peux pas y participer cause travail, distance, mais un jour je parviendrais à rencontrer PIERRE BORDAGE, et ce jour là.....!!!

gilbord...
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Mardi 6 octobre 2009
Voici la seconde couverture de la 'Trilogie des "Prophéties"...', éditée au pays de Soljenitsyne et autres Tolstoî....
On remarque sur cette couverture de "L'Evangile du Serpent", ainsi que sur celle de "L'Ange de l'Abime", la naïveté 'pure' des dessins présent dans, et sur, les monuments de l'ex-pays d'URSS, ainsi que dans leurs oeuvres littéraires...
                         Ces dessins sont très proche des univers décris par PIERRE BORDAGE dans les romans de cette trilogie, et je trouve qu'ils illustre très bien les ouvrages, peut-être même mieux que les illustrations 'françaises', qui sont superbes, mais moins proches  des romans, des situations, et décors décris par notre conteur...
                         C'est une opinion personnelle, uniquement et qui n'engage que moi...!!
                         
Je les trouvent plus proche des univers, et des situations,  'Apocalyptiques' décris par PIERRE BORDAGE, dans cette trilogie...!!
                                                                           A vous, de vous faire votre opinion...!!
gilbord...
Par gilbord
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Lundi 28 septembre 2009
Pierre Bordage aux Utopiales Suggérer par mail
Ecrit par L'Equipe   

 




Novembre 2008

L'après « Porteurs d'âmes »

Deuxième interview sur Plume Libre après celle paru en octobre de l'année dernière. Que s'est-il passé dans la vie littéraire de Pierre Bordage pendant cette année d'écriture ?

En octobre de l'année dernière j'ai publié « La fraternité du Panka Tome 1 Frère Ewen ». Entre temps il y a eu le projet "chroniques des ombres" qui est le feuilleton à télécharger sur Internet. Il y a eu « Ceux qui sauront », un roman de littérature jeunesse sur l'Uchronie à paraitre chez Flammarion.  Puis « La fraternité du Panka Tome 2 Soeur Ynolde » Imagequi paraît ce mois-ci à L'Atalante (octobre 2008 en fait). Donc en dehors du Panka 1 voilà ce que j'ai écrit depuis l'année dernière.

La précédente interview avait pour cadre la parution de « Porteurs d'âmes ». Comment s'est déroulé la sortie du roman et la tournée de promotion qui s'en ait suivi ?

« Porteurs d'âmes » est sorti en mai 2007. Bizarrement il a été perçu comme un polar, il a participé au prix polar SNCF, il a été présélectionné, puis en final où il ne l'a pas eu (rire). En revanche j'ai eu le prix inter comité d'entreprise sur une base de 4300 votants donc ce qui veut dire qu'il a atteint son but qui était de toucher un plus large public que les univers plus purement science-fiction.

Sur plume libre, site plus généraliste à tendance polar, il y a assez peu de science-fiction. Justement beaucoup vous ont connu à travers ce roman et du coup sont partis sur vos livres plus fantastiques...

J'ai surtout rencontré cela à travers mes tournées pour le prix  inter comité d'entreprise qui est aussi un prix régional (sur 8 régions). Je me suis déplacé et j'ai rencontré beaucoup de gens qui ne lisaient jamais de livres de l'imaginaire et qui ont lu celui-là car il faisait partie de la sélection. Et du coup ils ont d'autres livres de l'imaginaire et ils se sont rendu compte que ce n'était pas du tout ce qu'ils croyaient. Donc pour cela le livre a rempli son objectif de toucher un large public avec juste un tout petit argument de science-fiction dedans. Et de montrer aux gens que ce n'était pas du tout ce qu'il croyait l'imaginaire.

Quand l'action du roman à un cadre réel c'est plus facile pour les gens...

Oui c'est cela

Par contre pour l'imaginaire où il y a des races différentes ou des planètes, c'est plus dur de se projeter.

C'est l'effet vertige propre à la Science-fiction qui emmène directement dans un ailleurs et les gens ont envie de rester les deux pieds sur terre (rire). C'est la perte de repère qui dérange. J'étais assez content de la façon dont ce livre était perçu par le lectorat.

A Plume Libre, beaucoup sont tombés sous le charme de ce roman qui à priori à reçu un excellent accueil critique. Qu'en est-il du succès public ? Êtes-vous régulièrement tenu au courant des ventes de vos romans ?

Aux alentours de 10 000 exemplaires, c'est une vente tout à fait correcte pour moi. Je pense que l'on pourrait encore l'améliorer. J'espère que le prix Inter Comités d'Entreprise va le relancer. J'ai vu mon éditrice là, qui va faire un retirage. Comme souvent, mes livres ont une vie longue, ce n'est pas des produits de saison. Ce n'est pas des produits de la rentrée littéraire qui disparaissent au bout de trois semaines. Ils s'inscrivent sur le long terme. La sortie poche est prévue dans un an. Tout suit son cours normalement. J'aimerais bien avoir une petite accélération mais bon les choses sont ce qu'elles sont.

Avec le recul, y aurait-il certains passages ou certains aspects du roman que vous auriez aimé corrigé ? Globalement comment voyez-vous vos anciens romans ?

Je ne peux plus les changer (rire). En fait, je ne réfléchi pas comme cela. Une fois qu'ils sont sortis, que j'estimais qu'ils étaient prêt pour une sortie, que mon éditrice l'a aussi estimé, ils vivent leurs vies. Ça m'arrive de les reprendre de lire un passage ou deux pour voir comment mon style à évoluer. Je suis plutôt agréablement surpris en Imagegénéral (rire). Je m'attends au pire et puis finalement non ce n'est pas si mal. Quand les « Rohel », qui ont d'abord été publié aux Presses de la Cité chez Vaugirard en 14 volumes, ont été repris par l'Atalante, j'avais cette possibilité de les revoir. J'ai revu tout le texte et j'ai supprimé deux ou trois passages. Sinon je n'interviens plus. Je n'ai plus de regret. Place au suivant. S'il est parfait je pars en vacances mais comme cela n'arrive jamais je ne suis pas en vacances.

Graine d'immortels

Cette année « Graine d'immortels » a été republié chez J'ai Lu. Pouvez-vous nous parler un peu de ce roman ? Sa genèse, son écriture ... ?

C'est un truc très particulier. C'était une éditrice qui s'appelait Laurence DECREAU qui avait décidé d'imaginer une collection qui s'appelait « Quark Noir » et dont le principe était des thrillers à base de science. Nous avions tous le même personnage c'est-à-dire Mark SIDZIK plus son copain Fred CAILLOU plus la grand-mère de Mark. On avait une sorte de bible à laquelle il fallait se conformer. Il y avait plusieurs auteurs qui ont bossé dessus : AYERDHAL, Jean-Pierre ANDREVON, Christophe LAMBERT. La série n'a pas du tout fonctionné parce que mal positionnée ou ils n'y ont pas cru. C'est un projet qui s'est écroulé tout seul. Peut-être mauvaise idée aussi, je ne sais pas. Pour x raisons la série a complètement disparu. L'éditeur à rendu les droits à certains auteurs mais pas les miens curieusement (rire). Thibault GEROFF qui est chez « J'ai lu » m'a dit « Écoute j'aimerais bien publier le livre parce qu'on l'a ». J'ai dit pas de problème. On s'est mis d'accord pour que j'intervienne sur le texte car il s'était passé "le 11 septembre 2001" depuis, les événements avaient évolué politiquement. J'ai essayé, je ne suis pas intervenu beaucoup, de tenir compte de ce qui c'était passé depuis car il avait été publié en 1999 ou en 2000. Le monde avait un peu changé.

« Graine d'immortels » fait partie d'une collection ayant pour un même personnage, Mark Sidzik, du comité international d'éthique et de recherche, principal un peu à l'image du Poulpe. N'est-ce pas trop contraignant de chausser ses plumes dans celles d'autres ?

On en accepte le principe. J'aime bien être provoqué et c'est une forme de provocation de dire ce personnage t'es imposé, fais-en quelque chose avec. De la même façon que quand j'écris mes nouvelles, je ne suis pas un nouvelliste naturel, je ne vais pas spontanément faire une nouvelle. Mais si on me dit tiens il faut faire une nouvelle sur le bottin (Tiens c'est rigolo d'essayer de faire un truc sur le bottin (rire)). Un sujet imposé, une anthologie, j'aime beaucoup cela car il y a un coté figure imposée comme au patinage artistique. Est-ce qu'on va être capable de faire quelque chose de créatif avec quelque chose d'imposé ? A partir du moment où j'ai accepté de participer à « Quark Noir », j'en accepte les contraintes qui sont d'utiliser un personnage imposé même si par moments il m'embête, même si j'ai envie de le flinguer (rire). Je trouve intéressant de confiner sa créativité dans un cadre déjà préétablit. C'est un bon exercice. Par moment c'est même jubilatoire car on se dit qu'est-ce que les autres vont faire, comment je vais me démarquer tout en gardant la spécificité du personnage. Avec ce cadre, j'ai eu une très grande envie de les envoyer en Inde et je me suis éclaté à parler de ce pays.

Vous y parler justement avec beaucoup d'amour de l'Inde. Est-ce un pays qui vous a marqué ? Qu'est-ce qui vous attire dans ce pays ? Vous y avez vécu je crois non ?

J'y ai pas vécu mais quand j'étais jeune, vingt ans, j'ai été faire un séjour là-bas. C'est un pays qui m'a beaucoup marqué. C'est un voyage Imagequi m'a quelque part transformé. C'est un pays qui ne laisse pas indifférent. J'ai connu des gens qui mettait le pied là-bas et qui repartait le lendemain tellement c'est un truc un peu spécial. Je ne sais pas si vous y êtes allé ?

Non, mais c'est un pays grouillant de vie

Il se passe toujours quelques chose. Cela vit en permanence. C'est une sensation une peu indescriptible. Comme j'ai des tendances naturellement mystiques, c'est un pays qui exalte ces valeurs là. Donc je me suis senti bien là-bas. En occident la vision de la religion a brisé mes élans spirituels que je ressentais quand j'étais gosse et je les ai retrouvés là-bas. Donc j'ai une tendresse très particulière pour ce pays. J'y retourne d'ailleurs au mois de janvier.

« Graine d'immortels » donne justement envie d'y aller

Ce n'est pas facile pourtant

Justement les voyages les plus difficiles sont souvent les plus marquants

C'est la valeur de l'épreuve. C'est un pays un peu initiatique.

La chronique des ombres

1ère série en mp3. Pouvez-vous nous raconter la genèse de ce projet ? D'où est venue l'impulsion de départ ?

Ce sont les gens de MP3Minutes qui m'ont contacté. Ils cherchaient un auteur pour développer ce concept là. L'idée était de proposer quelque chose d'alternatif à la musique sur le support Mp3. Donc l'idée du feuilleton audio est venue automatiquement. Comme ils voulaient plutôt une histoire futuriste, ils ont pensé à des auteurs de Science-fiction et ils m'ont proposé l'aventure. On s'est rencontré, on s'est mis d'accord. J'ai réfléchi sur une idée et après plusieurs réunions on s'est mis d'accord sur le projet. J'ai commencé à écrire le premier épisode avec pas mal d'erreurs car j'ai des réflexes de romancier dont il fallait Imagese débarrasser car ce n'est pas du tout le même support. L'auditeur est beaucoup plus volatile que le lecteur. Il s'en va très vite donc si on l'embête avec un passage esthétique  de trois pages il part très rapidement (rire), il remet de la musique. Il a fallu adapter l'écriture pour la rythmer et l'adapter à ce support. Çà été un vrai boulot. Un univers qui s'est petit à petit étoffé et rempli de tas de choses. Car on avait prévu plusieurs saisons donc il ne fallait pas aller trop vite.

Justement sur la couverture, on parle de saison 1. Combien y en aura-t-il ? Et quand sortira la suite ?

Au moins deux mais le projet est un peu encalminé car économiquement on ne sait pas encore s'il est très viable. Mais il a encore beaucoup de matière. Après il faut travailler énormément les dialogues car cela va être dit par des comédiens donc il y a un rythme de théâtre à trouver. Après il y a des passages récitant pour décrire l'action. Au début je faisais des passages trop longs donc j'ai contourné la difficulté en faisant appel à des récitants qui racontent leurs propres histoires. Donc cela a été tout un travail qui m'a beaucoup passionné mais qui m'a pris beaucoup de temps.

Y-a aura-t-il une parution livre ?

On attend de voir ce que devient la série, de voir si elle trouve sa place et son économie se stabilise. Le livre, on verra après.

Les Utopiales

Quel est votre lien avec ce festival ?

Je suis président de l'association qui organise le festival. Je suis là depuis 2001. En 2000, j'étais au États-Unis et parce que les hommes politiques sont des gens malins, j'ai reçu une lettre de la mairie de Nantes qui me demandait si je voulais prendre la présidence de l'association. C'était Mireille RIVALLAND  l'éditrice de l'Atalante qui était la présidente à l'époque et elle ne voulait pas continuer. Ils voulaient quelqu'un de la région (ce que je suis), quelqu'un du milieu (ce que je suis également) pour présider le festival. J'ai eu la faiblesse de dire oui et voilà c'est ma huitième édition en tant que président.

Cela représente un gros travail ?

Au début on m'a dit ne t'inquiète pas tu n'auras rien à faire (rire), histoire de rassurer. Et puis c'est vrai que l'on avait au début un programmateur artistique qui était Patrick J.GYGER. Il s'occupait d'à peu près tout et on avait juste des réunions pour valider ou discuter de ces Imagechoix. Et puis l'organisation a changé, Patrick n'est plus qu'un membre de l'association car il ne pouvait plus car il avait trop d'activité. Du coup c'est l'association qui se charge de programmer. Donc on  commence à vraiment avoir du travail (rire), à faire des réunions. L'association se charge particulièrement des auteurs littéraires car on a un programmateur pour la partie cinéma Jean-Marc VIGROUX qui est spécialisé là dedans. Tout ce qui est invitation des auteurs, tables rondes et tout le reste c'est du ressort de l'association. Si ce n'est pas bien c'est de notre faute (rire). Donc tout cela prend de plus en plus de temps.

On est dimanche matin, le festival touche à sa fin. Comment avez-vous trouvé le cru 2008 ?

Je l'ai trouvé excellent. On a un problème avec la Toussaint, suivant la répartition des jours fériés. Cette année on n'en avait qu'un c'était le samedi. Quand on en a deux c'est beaucoup mieux car cela permet un étalement de la fréquentation

Effectivement samedi c'était bien chargé

Très chargé samedi comme on est un peu plus creux jeudi et vendredi cela fait une moyenne. Du coup samedi on est presque limite des conditions de sécurité. C'est très bien je suis super ravi de voir des files d'attente partout. Mais avec un jour férié de plus le lissage de la fréquentation est préférable mais malheureusement on ne peut pas changer le calendrier. Sinon globalement on est super contents. On voit que la fréquentation ne faiblit pas, les plateaux sont de bonne qualité...

J'ai rencontré certains auteurs hier et ils étaient tous unanimement ravis par la qualité de l'organisation et la qualité des intervenants et des débats.

Les auteurs étrangers sont plutôt ravis.

J'en ai discuté hier avec Karen Miller et elle était aux anges

C'est bon pour nous car quand on invite des auteurs étrangers ils demandent à leurs collègues pour savoir comment c'était. Donc s'ils sont enthousiastes c'est plus facile après de convaincre certains auteurs de venir. Gibson a été dur à convaincre de venir cette année.

A titre personnel, je connaissais Richard Morgan l'écrivain et j'ai découvert le personnage...

Il est super hein

C'est un sacré personnage

Oui, j'aime beaucoup Richard.


Ceux qui sauront

C'est le premier livre de cette nouvelle collection « Uchronie » Flammarion. C'est Flammarion qui vous l'a proposé ? Comment cela s'est passé ?

Non, j'ai un ami qui s'appelle Alain Grosset qui s'occupe beaucoup de littérature jeunesse. Il me tournait autour depuis quelques années « J'aimerais bien travailler avec toi... ». Un jour, il m'appelle triomphalement chez moi en me disant qu'il avait vendu l'idée Ukronie chez Flammarion et qu'il aimerait que je fasse le premier. Et comme Imagec'était l'uchronie et que je m'intéresse à l'Histoire, je me suis laissé convaincre assez facilement. Puis on a négocié les conditions comme d'habitude et après le projet a été lancé. J'ai réfléchis pour proposer un sujet qui donc a été l'école, le renversement de la troisième république, la restauration de la monarchie et donc la fin de Jules Ferry et de ses lois sur l'école. Et même l'interdiction totale de l'école aux gens du peuple. C'est aussi une réflexion sur les acquis que l'on peut perdre très facilement. Je pense que l'uchronie est un super genre pour parler en creux du présent, avec l'abime que cela crée par rapport à notre histoire à nous. Dans « Ceux qui sauront » en 2008, on vit sous le règne de Jean IV en monarchie dans la capitale Versailles. Il y a donc eu quelques changements (rire). C'est plutôt amusant et intéressant à faire. J'aime beaucoup.

C'est que l'uchronie c'est un sous-genre qui existe depuis longtemps mais en ce moment on sent vraiment que c'est dans l'air du temps.

Je pense qu'il y a une réelle nécessité de réfléchir à l'Histoire parce que vu ce qui se passe actuellement où l'on ne sait plus très bien où on en est des acquis. On est en train de perdre tout cela, cela va très vite. Il y a un vrai besoin. Cela peut servir de base de réflexion à ce qui se passe actuellement. Cela  va tellement vite encore une fois que l'on n'a pas le temps de réfléchir, on est en train de gober plein de choses sans savoir ce que l'on gobe.

On n'a plus le temps de l'analyse maintenant.

Exactement et ce sont souvent dans les romans et particulièrement dans ceux de Science-fiction que l'on a ces bases de réflexion. Donc c'est important.

Quelles différences faites-vous quand vous écrivez un livre jeunesse ? Sur la taille par exemple ?

Non, sur la taille je n'avais aucun impératif, le livre fait 350 pages donc une taille normale. En gros, j'évite de commencer par une scène pornographique (rire). Et c'est tout. Je suis un romancier donc une fois que je suis dans la logique du roman, je suis installé dedans et je ne réfléchis plus à qui je m'adresse. J'essaie de faire la meilleure histoire possible pour le plus de lecteurs possible car il parait dans une collection jeunesse mais il y a plein d'adultes qui le lisent et y prennent du plaisir. Et c'est cela le principal pour moi.

Divers

Vos derniers coups de cœur ?

C'est toujours la question où j'ai des blancs à ce niveau là. Il y a un livre qui m'a fait beaucoup vibrer mais qui n'est pas du tout Science-fiction qui s'appelle « Shantaram » de Gregory David Roberts. Le roman se passe en Inde, à Bombay. C'est un pavé de 900 pages écrit par un australien. C'est mon plus beau moment de lecture depuis très longtemps.
(COPYRIGHT PLUME-LIBRE...et toute l'équipe...Novembre 2008...)
Second passage de PIERRE BORDAGE entre les griffes des chroniqueurs de PLUME-LIBRE, cette fois écrit par l'équipe, et nous retrouvons notre conteur PIERRE BORDAGE égale à lui même, proche de ses lecteurs, et toujours humain, qui nous livre au compte-gouttes ses méthodes d'écritures...
Encore un grand moment de bonheur que l'on doit à PLUME-LIBRE...
gilbord...
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Lundi 28 septembre 2009
Pierre Bordage Suggérer par mail
Ecrit par Lynchmaniac   

 





 Novembre 2007







Qu'est-ce qui vous a poussé à vous mettre à l'écriture ? Quel a été le facteur déclenchant ?

    Le facteur déclenchant, conscient du moins, a été un atelier d'écriture lors de ma première année d'université (fac de Lettres de Nantes), en 1973. Grâce à cet atelier, j'ai redécouvert le plaisir de raconter des histoires. À l'école primaire, j'adorais l'exercice de la rédaction quand il me permettait de raconter des histoires. Plaisir perdu par la suite quand l'écrit devient analytique, intellectuel. Le professeur de l'atelier, béni soit-il, nous demandait d'écrire ce qui nous passait par la tête, un exercice qui fait sauter le bouchon scolaire et redécouvrir le plaisir de jouer avec les mots.

Comment s'est passé la recherche de la maison d'édition qui vous éditez pour la première fois ? Parcours du combattant ou bien simple ballade ?

   Ce ne fut pas vraiment un parcours du combattant, mais ce fut long, très long, puisque j'ai écrit les Guerriers du Silence en 1985 et 86, et qu'il a été publié en 1993. Le manuscrit a donc fait quelques allers et retours chez les éditeurs avant d'être accepté. Un peu découragé, j'ai découvert l'Atalante à la fin de l'année 1992, et la série d'Alvin le Faiseur. Moi qui suis un lecteur fidèle d'Orson Scott Card, j'ai ouvert le livre et vu que le traducteur était Patrick Couton, mon ancien prof de musique à Nantes, je l'ai contacté, et voici comment le manuscrit s'est retrouvé à l'Atalante, qui a décidé de le publier. Patience et longueur de temps, donc... Parallèlement, les démarches entreprises avec les Presses de la Cité (Vaugirard) ont abouti et je me suis  retrouvé d'un coup avec une pléthore de livres à écrire, la série Rohel et les tomes 2 et 3 des Guerriers du Silence. J'ai alors tenté l'expérience de me consacrer entièrement à l'écriture et, depuis, c'est devenu ma seule activité.

 

Comment passe t'on du statut de simple quidam à celui de superstar de science-fiction en l'espace d'une trilogie ? Vous attendiez-vous à un tel succès ?

     Je ne m'attendais à rien tout en espérant, dans un coin de ma tête, pouvoir me consacrer à l'écriture. Je ne suis pas une star de la SF, selon votre expression, seulement un auteur qui parvient à vivre de sa plume, ce qui est déjà extraordinaire. Quant au succès, on ne peut pas le programmer, seulement l'espérer.

 

Quand avez-vous réalisé que vous pourriez vivre de votre plume ?

     Au bout d'une année, après avoir écrit 3 Rohel et Terra Mater, j'ai pris conscience que je pouvais envisager de vivre de ma plume.  C'est un métier aléatoire, évidemment, mais j'ai toujours tenu, et, les livres s'ajoutant les uns aux autres, mes conditions de vie se sont peu à peu améliorées, J'ai pu compter, lors de cette période, sur le soutien inconditionnel de ma femme. Nous avions (et nous avons toujours) deux enfants, et ce n'était pas évident de prendre ce genre de décision.

 

Vous avez un rythme de parution relativement élevé. Pouvez-vous nous éclairer un peu plus sur vos méthodes de travail ? Travailler vous avec des horaires fixes (tel que fait Maxime Chattam par exemple.) ou bien seulement quand le démon de l'écriture vous prend à l'instar de Daniel Pennac ?

     Je travaille avec des horaires fixes, de 8.30 à 18/19 heures chaque jour. Si j'attendais l'inspiration, je ne ferais rien, ou presque. Le roman est un travail de construction, et j'ai constaté qu'un certain nombre d'heures de travail aboutissait à un certain nombre de pages, c'est quasi mathématique. Je ne crois pas du tout, mais absolument pas, à l'inspiration dans le domaine du roman, sauf pour l'idée de départ. Les journées sont plus ou moins productives, certes, mais la régularité est la clef.

 

Une journée type de Pierre Bordage quand il écrit ?

     Je m'installe à mon bureau vers 8 heures 30, travaille jusqu'à midi et demie, m'arrête pour déjeuner, essaie de faire une promenade digestive aux bords de la Sèvre, puis me remets au travail vers 14 heures et ce, jusqu'à 18.30.

 

Quel est le point de départ de vos romans en général ? Un personnage, un contexte sociopolitique ou bien une trame directrice ? Autrement dit quel votre inspiration initiale du roman ?

     Elle varie selon les romans. Parfois je pars avec une envie d'explorer le monde à travers les yeux d'un personnage (Abzalon) ; parfois j'ai envie d'illustrer une vision globale (Wang) et me base plutôt sur une situation de départ ; parfois encore, c'est un thème que je cherche à développer (le monde des chimères avec les Fables de l'Humpur). Parfois le roman me vient dans une vision globale, parfois je n'ai que le point de départ, un petit bout de fil que je tire jusqu'à dévider toute la pelote. C'est très variable. 

 

Avez-vous une idée précise du déroulement de l'intrigue lorsque vous écrivez ou bien laissez vous guider par votre plume ? Comment procédez-vous lors de l'écriture à proprement parler ?

  En général, je n'ai pas d'idée précise de l'intrigue, une vague direction,  et encore. Alors, effectivement, je me laisse guider par l'écriture. C'est elle qui structure le récit, elle qui me porte. J'essaie de faire confiance à ce qui arrive, de réduire au silence cet incorrigible bavard qu'est le mental, plus gênant qu'utile. Je fonctionne beaucoup à l'intuition, estimant que l'inconscient est un meilleur organisateur que le conscient. Evidemment, je perds parfois confiance, je juge et je me pose des questions, mais j'ai constaté que le livre avait sa propre logique, et que lui imposer ma volonté ne réussirait qu'à le défigurer.

 

Des conseils pour les écrivains en herbe qui nous lisent (et je sais qu'ils sont nombreux) ?

     Un seul conseil : aller jusqu'au bout du voyage sans tenir compte de ses propres jugements, se laisser porter par le flot, aussi loin que possible.

 

« Porteurs d'âme » reprend le même type de narration que vous avez utilisez pour une partie de la trilogie des Prophéties, à savoir une histoire en plusieurs points de vue. Or pour vos ouvrages de science-fiction (« Wang », « les Derniers Hommes ») vous parlez plus d'un destin unique. Est-ce que le genre dans lequel vous écrivez peut vous dicter le mode de narration ? Comment écrit-on suivant plusieurs points de vue ? Chaque personnage séparément ou bien écrivez-vous simultanément leurs évolutions ?

Non, le genre ne dicte pas le mode de narration, chaque livre est une aventure unique et a sa propre logique. Par exemple, dans les Guerriers du Silence, on suit une multitude de personnages. Ou dans l'Ange de l'Abîme on suit des personnages qui n'apparaissent que pour un chapitre et dont les bribes de vie s'enchaînent les unes aux autres. Je n'écris pas chaque personnage séparément, je me déplace avec eux sur la ligne du temps, ce qui m'oblige parfois à de savantes contorsions pour rattraper leur cohérence spatiotemporelle. En général, j'écris de façon purement chronologique, je découvre ainsi l'histoire telle qu'elle sera proposée, dans sa continuité, au lecteur.

 

Vous vous essayez avec « Porteurs d'âme » au mélange des genres avec notamment une partie polar, comment avez-vous appréhendé ce genre ultra-codifié ?

   ­Avec une totale inconscience :-) Je n'ai pas eu le sentiment de fabriquer un polar selon des codes précis, il se trouve qu'un de mes personnages était flic et que je l'ai suivi dans ses évolutions. Je n'ai pas eu non plus l'intention de mêler les genres, encore une fois, c'est la logique du roman qui a prévalu, je me suis adapté à ce qu'elle exigeait. C'est après coup que je me suis dit, et que mon éditrice m'a dit, que l'ensemble formait un thriller, un mélange d'anticipation, de polar et de roman d'amour (mon côté terriblement sentimental, je suppose). Je n'ai eu aucune idée préconçue, j'ai avancé dans le roman en essayant de coller au plus près les personnages. Reste que j'ai été ravi d'expérimenter le personnage d'Edmé, mon premier flic et que ça m'a donné d'autres envies, d'autres idées.

 

Vous y décrivez un monde proche du notre mais où tout semble basculer du mauvais coté. Une version exacerbée de notre monde actuel. Pensez-vous que la situation politique, humanitaire et écologique de notre monde ne peut qu'empirer ? Etes-vous un vrai pessimiste ou bien un optimiste qui prêche le faux ?

    Deuxième cas de figure : Je suis un incurable optimiste. Je pense toujours que les choses peuvent d'arranger, malgré les aspects sombres de notre monde. Je vais vous faire une confidence : je n'écrirais pas, probablement, si je n'avais pas le secret espoir de changer quelque chose dans le monde, au niveau infinitésimal, hein, je ne suis pas à ce point mégalo. Alors j'abats mes cartes d'auteur d'anticipation, je grossis le trait pour essayer de provoquer une prise de conscience, ce qui est, à mon avis, l'un des deux rôles majeurs de la SF, l'autre étant d'émerveiller, d'inviter à de merveilleux voyages. Sans compter les interrogations de type métaphysique sur la nature de l'homme et son rôle dans la création. Comme vous dites, je prêche un peu le faux, ou le vrai exagéré, pour exorciser mes craintes.

 

Dans vos romans, le pire semble venir du genre humain dans sa volonté de s'autodétruire mais paradoxalement les sentiments les plus pures émanent de vos personnages. L'Homme est-il selon vous son propre prédateur ainsi que son propre sauveur ?

    oui, sans nul doute. Nous avons les deux aspects en nous. Prédateur, sauveur, Hitler et Gandhi, le Christ et le diable. Sans entrer dans une profonde réflexion philosophique, je pense que l'homme est trop souvent victime de ses illusions, au sens de la Maya hindoue, c'est à dire qu'il se laisse leurrer par  ses sens, par son identification au monde des phénomènes, et qu'il en oublie sa part la plus profonde, la plus « pure » (je me méfie de cette notion, entachée de vieux relents eugénistes), disons alors la moins changeante, la plus immuable. Cette volonté de se détruire me semble liée à la sensation d'être prisonnier de l'espace temps, d'être périssable, éphémère, et la seule façon de se sauver est, toujours à mon avis, de dégager la part d'éternel (et pas immortel, ce vieux rêve qui mène  toutes les catastrophes) en chacun, éternel voulant dire être à chaque instant attentif, conscient du présent, de l'être, du changeant. La seule permanence est le changement. Dès qu'on fige les choses, dès qu'on entre dans un système de dogmes, de lois, de protection, dès qu'on essaie d'arrêter le temps, on ouvre la porte à la destruction. Paradoxalement, il faut accepter l'idée du cycle, de la mort, pour cesser de se détruire. Il me semble que le pire vient du fait que nous poursuivons une chimère et que, par contrecoup, nous sommes incapables de regarder le présent. C'est la différence entre l'avoir et l'être, l'avoir étant le prédateur, l'être le sauveur. 

 

Léonie porte en elle l'âme de Cyrian mais paradoxalement c'est Edmé qui semble le plus habité par son amour pour Sylvaine. Vous voyez souvent l'amour comme ultime rempart à la sauvagerie humaine. Est-ce selon vous, la réponse que l'Homme attend ?

    Que oui ! L'amour, ultime rempart. All you need is love, chantait Lennon. Mais un amour sincère, universel, lavé de ses  scories possessives. Je voulais vraiment illustrer cette idée avec Edmé et Sylvaine. On me le reproche ici et là d'ailleurs, en m'accusant de jouer avec les vieilles ficelles de l'amour pour attirer un plus large public, mais il s'agit seulement de montrer que l'amour, et lui seul sans doute, même maladroit, même entaché des vieilles blessures, peut pousser un homme vieillissant, renonçant, à se remettre à vivre. À brûler. Quoi de plus beau ? Quoi de plus beau que l'amour d'une mère pour son enfant ? Si l'humanité crève, c'est du manque d'amour. Aimez vous les uns les autres, a dit le Christ. Qu'est-ce que la religion chrétienne a fait de cette extraordinaire parole ?

 

 
Que diriez-vous à un futur lecteur pour lui donner envie de se plonger dans « Porteurs d'âmes » ?

    ­Aïe, je ne suis pas doué pour faire la promo de mes livres. Je l'invite seulement dans un monde qui risque de le surprendre, de l'émerveiller, de l'intriguer, de le rebuter, de le déstabiliser, de le faire passer par toutes les émotions, les sensations, de le captiver (j'espère...) et enfin, de changer un peu, un tout petit peu, son regard sur le monde.

 

Comment voyez-vous la montée en puissance de la littérature de genre (polar et science-fiction notamment) par rapport à la littérature "classique" ?

    Ce sont des littératures qui gardent un principe essentiel : raconter des histoires. Ce que refuse un peu la littérature classique, méfiante de l'imaginaire et coincée dans ses  préoccupations esthétiques. Je crois que les lecteurs ont plus que jamais besoin d'histoires, qui, finalement, déterrent l'universel sous couvert de fiction tandis que l'autofiction, sous couvert de vérité, renvoie immanquablement au culte du je, de l'individu, au morcellement.

 

Quel regard portez-vous sur la littérature de genre française ? Que peut-il manquer à cette littérature de genre pour littéralement "exploser" ?

   Du talent peut-être... il faut aussi que les auteurs acceptent de se remettre en cause et aient une vraie volonté d'atteindre à l'universel, pas seulement de faire joujou avec les codes des genres. Et puis elle a déjà explosé : quoi qu'on pense de B. Werber, il est un des meilleurs vendeurs de livres en France tout en s'inscrivant dans un genre. Lui il a su poser des passerelles pour les lecteurs non habitués au genre, à nous d'en faire autant, sans pour autant sacrifier la qualité des textes.  

 

Vous vous partagez entre deux maisons d'édition (L'Atalante et le Diable Vauvert) aux caractères bien différents mais avec la même volonté de sortir des sentiers battus. Comment se fait le choix ? Le genre du livre dicte-il forcément ce choix ?

   Tout a été affaire de circonstances. À l'Atalante, mon éditeur historique, je réserve la part la plus purement imaginaire, space opera, fantaisie historique, etc ; au Diable (et avant lui, J'ai Lu, Marion Mazauric, la créatrice du Diable, étant une ancienne de chez J'ai Lu qui avait publié les Derniers Hommes, les Fables de l'Humpur et Atlantis...), je propose une lecture plus contemporaine, et donc un autre rapport à l'écriture. C'est un plaisir en tout cas que de travailler avec deux éditeurs indépendants, qui, chacun à leur manière, aiment le livres et les genres qu'ils publient.

 

Pensez-vous pouvoir publier dans d'autres maisons d'édition que celle-là ? Quelles sont vos relations avec ces maisons d'éditions ?

    C'est déjà arrivé, Mango, Flammarion, et les expériences ont été plus ou moins convaincantes, enrichissantes en tout cas. Mes relations sont toujours cordiales avec les éditeurs, même s'il y a entre nous des points de désaccord — chose tout à fait normale entre des adultes qui travaillent ensemble. 


Avez-vous des influences littéraires ?

    Pas revendiquées. Pour moi, un livre réussi est un livre que j'ai pris du plaisir à lire pour une raison ou une autre. Les modes de narration sont tellement différents entre deux romans que je ne pourrais pas me réclamer de l'un ou de l'autre. Disons cependant que j'ai probablement été influencé par les écrivains de l'âge d'or de la SF américaine.

 

Êtes-vous un "gros" lecteur ? Est-il facile quand on est écrivain de se détacher de la mécanique de narration des autres auteurs pour savourer un roman ?

     J'aime lire mais, hélas, j'ai de moins en moins de temps à consacrer à la lecture. J'adore être pris par un livre, quel que soit son genre, happé, transporté. Si je ne me détache pas de la mécanique de narration, selon vos propres termes, c'est alors que le livre m'ennuie et que je commence à regarder dans les marges. Quand je savoure, je savoure, point, je plonge et oublie la cuisine littéraire. C'est pour moi le signe qu'un roman est réussi.

 

Vos derniers coups de cœur littéraire ? Vos derniers coups de cœur dans les autres médias ?

    Mon dernier coup de cœur littéraire : les deux livres de Jim Fergus, Mille Femmes blanches, et La fille Sauvage. Et puis aussi, Shantaram, un énorme pavé sur Bombay écrit par un Australien (pas de SF ni de fantaisie, donc... )Ah oui, je viens de relire la Ferme des Animaux, de Wells, et je me suis éclaté : magnifique description de toutes les dérives révolutionnaires. Au cinéma, il y a bien longtemps que je n'ai pas été scotché par un film (Babel, peut-être...) En revanche, deux séries télé : Deadwood et Rome, m'ont fasciné.

 

Quels sont vos projets ? Le prochain livre à sortir sera plutôt Atalante ou plutôt Diable Vauvert ?

   Je viens d'en publier un à l'Atalante, Frère Ewen, premier tome de la Fraternité du Panca. Le prochain est un livre jeunesse (10 - 15 ans) pour une collection uchronique chez Flammarion, début 2008. Et puis le tome 2 du Panca, et ensuite, un livre pour le Diable Vauvert, dans la veine contemporaine.

 

Vous avez le mot de la fin.

    Surtout n'attachez pas d'importance à tout ce que je viens de vous dire, lisez plutôt les livres. Merci en tout cas de votre attention.

(COPYRIGHT PLUME-LIBRE et LYNCHMANIAC...Septembre 2007...)

Interview "bonheur", dans laquelle nous cernons à merveille notre conteur, nous pénétrons sur la pointe des pieds dans une petite partie de son intimité, de sa vie privée...!!!
Une fois de plus force est de contaster que PIERRE BORDAGE est humain, un très grand écrivain certes, mais un être humain avant tout qui nous fait partager avec bonheur ses romans qui nous font vibrer avec force...!!!
Savourez donc cet interview....!!
gilbord...
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  • : 08/12/2008

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